Brèves


Après le livre "Dictionnaire des idées soumises" de Guy Tiberghien
(éd. Les Tilleuls du Square/Gros Textes)

l'association Rions de Soleil présente :

 "Une propagande furtive pour soumettre le Peuple"
 
CONFÉRENCE DISCUSSION avec Guy Tiberghien,
professeur en psychologie cognitive

« Quels sont les mécanismes de la propagande totalitaire, quand le Peuple est dominé par son Chef, ou quand le Peuple est dominé par le Marché ?
Comment s'est installée la propagande du quotidien au travers de la déformation du langage, pour devenir une propagande furtive, puis une mécanisation de la vie sociale ?
Pourquoi le politiquement correct nous amène à la bien-pensance et à la pensée unique ?
Sommes-nous dans une ère de mondialisation ou d'occidentalisation du Monde ? »

Dans sa conférence, comme dans son livre, Guy Tiberghien décortique le langage médiatique en analysant l'origine et le rôle des mots qui façonnent notre pensée à notre insu,révélant la direction unique qu'ils nous amènent à suivre.

L'entrée est libre, avec une participation non obligatoire à prix libre pour soutenir les activités associatives.

3 RENDEZ-VOUS :

    mercredi 5 juin, 19h, à La Nouvelle Librairie (6, cours Victor Hugo), GAP

    jeudi 6 juin, 19h, au Chapoul (en haut de la vieille ville), BRIANÇON

    vendredi 7 juin, 19h, au Lieu (en face de la Poste), EMBRUN

Pour voir l'affiche, clique ici

Toutes les infos sur rionsdesoleil.org
Les éditions Gros Textes : grostextes.fr

Quelques infos sur le bouquin:

Dictionnaire des idées soumises (Voir un extrait du livre : https://www.calameo.com/accounts/5813287)

Pour voir la couverture, clique ici

Le langage médiatique, telles des œillères, réduit-il notre pensée ? Après avoir consigné pendant de nombreuses années les mots et expressions récurrents entendus dans les médias, Guy Tiberghien nous offre ici une analyse précise de l’origine et du rôle de ces mots qui façonnent notre pensée à notre insu, révélant la direction unique qu’ils nous amènent à suivre. Comment, au travers des mots, le capitalisme formate nos actes et nos pensées et lessive notre conscience politique.

En se référant à de nombreuses figures intellectuelles tels que Noam Chomsky, Etienne de La Boétie, Hannah Arendt, Serge Halimi, ou encore Claude Hagège… cet ouvrage ouvre une multitude de portes vers la compréhension du processus de manipulation mis en œuvre dans le choix des mots fait par les pouvoirs médiatiques et politiques.

Le ton caustique et l’ironie employés dans les définitions permettent une lecture légère et agréable. L’écriture simple de cet ouvrage le rend abordable à tous, nul besoin d’être un universitaire pour comprendre le propos.

PENSÉE — A la pensée, préférer toujours la bien-pensance. Dire, avec gravité, comme Pierre Moscovici que "le vieux fonds de pensée marxiste doit être toiletté". Cela fait moderne et propre. Bien qu'il y ait de nombreuses raisons de penser, il y a encore plus de pensées sans raison. Pour disqualifier la pensée de votre contradicteur, dire avec dégoût : "Mais c'est de l'idéologie". Très efficace. Noter que la pensée permise n'est pas une pensée mais un lieu commun, et elle devient vite une pensée unique. Soyez plus technologique et affirmez même : il nous faut un logiciel de pensée. Voir BIEN-PENSANCE, CORRECT (POLITIQUEMENT —)

Guy Tiberghien, professeur de psychologie cognitive, a enseigné à l'Université de Grenoble et à l'Institut des sciences cognitives de Lyon. Il est membre de l'Institut universitaire de France, et l'auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages dans le domaine des sciences cognitives et, en particulier, sur la mémoire humaine et la reconnaissance des visages. Il a notamment publié : Initiation à la Psychophysique, (PUF, 1984) ; La Mémoire Oubliée, (Mardaga, 1997) ; Dictionnaire des Sciences Cognitives, (Armand Colin, 2002).

ISBN :  978-2-35082-398-0   Format : 14 x21 cm   120 pages   Prix : 10 €

Le collectif Calucha et le Césaï (à côté du cinéma Le Centre, rue de l'imprimerie à Gap) vous invitent à la projection de quelques documentaires d'une série de 6 (voir description par les réalisateurs et réalisatrices plus bas). La séance se fera en présence de 3 membres du collectif de tournage et de réalisation.

Les documentaires choisis pourront l'être au hasard ou selon vos envies. C'est la même chose pour ce qui est d'une éventuelle discussion.

N'hésitez pas à amenez un truc à grignoter ou à boire, surtout si vous comptez en voir plusieurs. On se fera une petite pause auberge espagnole à un moment.

On vous invite donc à passer vendredi 11 janvier au Césaï (salle des luttes) à 18h30 pour commencer les projections à 19h.

Pour voir l'affiche, c'est ici


Description :

Voilà, Après 4 ans de galères, d'actions, de questions, Nous sortons enfin Hédéra, 6 films "sur les dynamiques anarchistes".... 6 films qui regroupent des témoignages de vécus collectifs, dont le lien se situe dans les dynamiques anarchistes actuelles. Une histoire de plusieurs mois de rencontres où nous avons pu partager nos choix et expériences de luttes, mais aussi nos déceptions. Ça cause de luttes sociales, de féminisme, de luttes trans, d'autonomie, de squat, de punk..

 

Hedera - épisode 1 Croisement de luttes

En ce qui concerne la première partie, nous présentons différentes manières de lutter et de réagir, en posant des constats de départ, pourquoi des initiatives se mettent en place et en réponse à quoi. Comment des personnes saisissent la réalité et qu'est ce qu'elles portent politiquement (antifascisme, féminisme, squat, centre social autogéré, mouvement social...)

Hedera - épisode 2 Tous ces murs autour de nous

Dans la deuxième partie, nous essayons de creuser certaines luttes et quelques tenants et aboutissants qui les caractérisent : gentrification, frontières et systèmes carcéral; des luttes qui s'enserrent et se mêlent. Nous essayons de comprendre et de voir les liens qui les unissent. Mais aussi, quels espaces / brèches pouvons nous ouvrir et quels espoirs pouvons nous y insérer.

Hedera - épisode 3 Rendre possible nos initiatives

Dans cette partie, il y a l'idée de montrer les choix et l'évolution de différents collectifs. Les modes d'organisation, les perspectives et les réalités sont différentes mais décrivent des parcours et des fonctionnement qui ont un sens. Ils montrent une adaptation, une envie de s'inscrire dans le temps, d'aller plus loin dans les luttes respectives.

Hedera - épisode 3 Rendre possible nos initiatives

Dans cette partie, il y a l'idée de montrer les choix et l'évolution de différents collectifs. Les modes d'organisation, les perspectives et les réalités sont différentes mais décrivent des parcours et des fonctionnement qui ont un sens. Ils montrent une adaptation, une envie de s'inscrire dans le temps, d'aller plus loin dans les luttes respectives.

Hedera - épisode 5 Pas à pas, pour aller plus loin

Cette partie évoque ce qui consolide et renforce nos luttes. Comment nous avons su créer des outils, des structures, qui nous donnent des moyens, qui renforcent (non-mixité, auto-organisation, modèles anti-autoritaires...) Et puis, il y a aussi la projection, ce que nous anticipons. Comment nous pourrions imaginer ce qui nous permet de continuer, de ne pas abandonner, au prix parfois de désaccords et de visibilisation des conflits.

Hedera - épisode 6 On va bien finir par se croiser

Parce que nous ne pouvons pas conclure, que nous construisons la suite chaque jour, que nous voulons changer à peu près tout ce qui se trouve autour de nous. Nous essayons d'exister et de faire exister ce que nous voulons aujourd'hui. Parfois en se sentant seulE, parfois en étant à contre courant. Mais surtout en essayant de nous inspirer, d'apprendre du passé et de développer des liens et de la solidarité, malgré les conflits, les distances et le temps qui passe.

Ce 1er mai, manifestons contre la répression des personnes solidaires avec les exilé-e-s (trois personnes incarcérées),
contre l’enfermement, le fascisme et toute forme de dominations,
mais aussi pour la lutte des travailleuses et des travailleurs et la fin de l’exploitation salariale.

 Pour un cortège rouge et noir avec prise de parole et pique-nique à l’arrivé, à coté de la prison (cantine à confirmer).

 

A l'appel d'individu-e-s, de Union des Travailleuses et Travailleurs Anti-autoritaires (UTTA) et du Collectif Anarchiste de Lutte et de Résistance Haut-Alpin (CALUCHA)

Procès contre 2 personnes solidaires = 2 rassemblements :

Mercredi 09 Janvier 2019 à 15h au front de neige de Montgenèvre

Jeudi 10 Janvier 2019 à partir de 8h30 devant le tribunal de Gap

Pour voir l'affiche, c'est ici

Cela fait des mois que des personnes s'organisent depuis la vallée de la haute Durance jusqu'en Italie en solidarité avec les migrant-es et contre les frontières.

 Dimanche, suite à une rencontre-débat sur le thème des frontières en Italie, une marche spontanée est organisée de Clavière à Briançon. Elle aura pour but de permettre le passage de la frontière a une trentaine d'exilé-es. Elle fait aussi réaction au renforcement croissant du dispositif policier et militaire , et à la présence, le même week-end, du groupe fasciste « Génération identitaire » sur le territoire.

 Cette manifestation s'est déroulée sans encombre jusqu'au refuge solidaire. En fin d'après midi, 6 personnes ont été interpellés de manière arbitraire et placées en garde à vue, un camarade s'est fait violemment tabassé et des personnes gazées. Le motif de la garde à vue: « aide à l'entrée d'étranger-es en situation irrégulière », avec comme circonstance aggravante, le délit en bande organisée.

Trois d'entre eux-elles ont été relâché-es, et les 3 autres se sont vus prolongé-es leur garde à vue. Ce mardi, ils-elles comparaissaient en comparution immédiate à Gap (l'info est venue de l'avocat commis d'office, il semble que tout ait été fait pour que personne ne soit au courant). Ils-elles ont refusé la comparution immédiate et demandé le report de l'audience, fixée finalement au 31 mai. D'ici l'audience, le tribunal a décidé de les placer en détention préventive.

Nous étions une trentaine à assister à l'audience sous haute surveillance : 8 camions de CRS devant le tribunal, PSIG et police dans la salle. L'entrée au tribunal était conditionnée à la présentation et la photocopie d'une pièce d'identité.

Dans la mesure où la comparution immédiate a été refusée, le tribunal devait statuer sur le devenir des 3 personnes en attendant l'audience.

Le procureur basait son réquisitoire sur le contexte politique local. Il a en effet tenté de faire porter aux prévenu-es tous les événements du week-end (citant le texte du carnaval sauvage contre les frontières, un communiqué de tous migrants, et bien sûr la marche de dimanche). Le carnaval de gap n'a rien à voir avec la marche de dimanche, et si l'objectif est de juger les participant-es à ces événements, alors pourquoi ne sommes nous pas 600 en prison???? Il a ensuite fait part de sa crainte d'une réitération des actes tant que les personnes ne sont pas jugées. Il serait préférable d'incarcérer les potes plutôt que de leur laisser la possibilité de commettre de nouveaux délits … de solidarité. N'étant pas sûr de lui, le proc requiert la détention préventive mais ouvre la porte à un simple contrôle judiciaire pour s'assurer que les prévenu-es ne se volatilisent pas.

Face à ce réquisitoire hasardeux, les avocat-es fournissent divers documents : promesse d'embauche pour l'un, attestations d'inscription en fac pour les autres, contrats de location et même attestations d’hébergement en France en attendant l'audience. Ce qui constitue des garanties de représentations suffisantes. Les avocat-es mentionnent ne jamais avoir eu des dossiers aussi complets pour une comparution immédiate.

Avant la délibération, une sorte de sérénité était palpable dans la salle. Mais quelques minutes plus tard le délibéré est rendu : mandat de dépôt et détention préventive. A gap pour les copains (le proc aura même l’indécence de signaler au juge que la prison est déjà pleine à craquer) et à Marseille pour la copine. Nous sommes sous le choc.

 Désormais les choses sont claires, tu peux faire de la prison pour avoir participé à une manifestation ayant permis à une trentaine de personnes de traverser la frontière.

Un cap est clairement franchi en matière répressive est c'est insupportable. Encore plus insupportable lorsque l'on entend le proc parler des individus de génération identitaire comme pacifistes. Rappelons qu'ils avaient affrété un bateau l'an passé pour empêcher l'assistance des secouristes en méditerranée, et que là ils s'improvisent police aux frontières avec de gros moyens, qu'ils ont saccagé une partie de la montagne,qu'ils incitent la mise en danger de personnes, et que l'état choisit de ne pas les poursuivre...

Nous constatons sans surprises que police, justice et état veulent prendre ces 3 personnes en exemple et stopper la solidarité. Nous ne sommes pas dupes. Ne répondons pas aux tentatives d'intimidation et de division du pouvoir. Soyons tous délinquants solidaires! Nous appelons à des rassemblements massifs. Plus que jamais nous avons besoin de soutiens physiques!

Face à une décision si politique, la réponse doit être massive, politique et médiatique.
Nos camarades sont en prisons. Pour certain-es, venu-es pour la première fois dans le briançonnais et sans savoir exactement dans quoi ils-elles mettaient les pieds. Ils-elles risquent des mois et des mois de prison encore, suite au jugement. D'autres arrestations, incarcérations, sont à prévoir! Faisons pression sur le gouvernement pour qu'il comprenne qu'on ne laisse rien passer!

 

RDV

jeudi midi au parc de la schappe à Briançon
et vendredi à 18h devant la maison d'arrêt de gap, place grenette.

Nous exigeons la libération immédiate de nos camarades prisonnier-es!

Nous n'oublions pas non plus le passage à tabac dimanche dernier d'un de nos camarade par les flics.

Plus que jamais continuons la lutte collective en acte !


Ni oubli ni pardon

 

 Plus d'info sur : https://valleesenlutte.noblogs.org/

Informations supplémentaires