Brèves

Ce 1er mai, manifestons contre la répression des personnes solidaires avec les exilé-e-s (trois personnes incarcérées),
contre l’enfermement, le fascisme et toute forme de dominations,
mais aussi pour la lutte des travailleuses et des travailleurs et la fin de l’exploitation salariale.

 Pour un cortège rouge et noir avec prise de parole et pique-nique à l’arrivé, à coté de la prison (cantine à confirmer).

 

A l'appel d'individu-e-s, de Union des Travailleuses et Travailleurs Anti-autoritaires (UTTA) et du Collectif Anarchiste de Lutte et de Résistance Haut-Alpin (CALUCHA)

Cela fait des mois que des personnes s'organisent depuis la vallée de la haute Durance jusqu'en Italie en solidarité avec les migrant-es et contre les frontières.

 Dimanche, suite à une rencontre-débat sur le thème des frontières en Italie, une marche spontanée est organisée de Clavière à Briançon. Elle aura pour but de permettre le passage de la frontière a une trentaine d'exilé-es. Elle fait aussi réaction au renforcement croissant du dispositif policier et militaire , et à la présence, le même week-end, du groupe fasciste « Génération identitaire » sur le territoire.

 Cette manifestation s'est déroulée sans encombre jusqu'au refuge solidaire. En fin d'après midi, 6 personnes ont été interpellés de manière arbitraire et placées en garde à vue, un camarade s'est fait violemment tabassé et des personnes gazées. Le motif de la garde à vue: « aide à l'entrée d'étranger-es en situation irrégulière », avec comme circonstance aggravante, le délit en bande organisée.

Trois d'entre eux-elles ont été relâché-es, et les 3 autres se sont vus prolongé-es leur garde à vue. Ce mardi, ils-elles comparaissaient en comparution immédiate à Gap (l'info est venue de l'avocat commis d'office, il semble que tout ait été fait pour que personne ne soit au courant). Ils-elles ont refusé la comparution immédiate et demandé le report de l'audience, fixée finalement au 31 mai. D'ici l'audience, le tribunal a décidé de les placer en détention préventive.

Nous étions une trentaine à assister à l'audience sous haute surveillance : 8 camions de CRS devant le tribunal, PSIG et police dans la salle. L'entrée au tribunal était conditionnée à la présentation et la photocopie d'une pièce d'identité.

Dans la mesure où la comparution immédiate a été refusée, le tribunal devait statuer sur le devenir des 3 personnes en attendant l'audience.

Le procureur basait son réquisitoire sur le contexte politique local. Il a en effet tenté de faire porter aux prévenu-es tous les événements du week-end (citant le texte du carnaval sauvage contre les frontières, un communiqué de tous migrants, et bien sûr la marche de dimanche). Le carnaval de gap n'a rien à voir avec la marche de dimanche, et si l'objectif est de juger les participant-es à ces événements, alors pourquoi ne sommes nous pas 600 en prison???? Il a ensuite fait part de sa crainte d'une réitération des actes tant que les personnes ne sont pas jugées. Il serait préférable d'incarcérer les potes plutôt que de leur laisser la possibilité de commettre de nouveaux délits … de solidarité. N'étant pas sûr de lui, le proc requiert la détention préventive mais ouvre la porte à un simple contrôle judiciaire pour s'assurer que les prévenu-es ne se volatilisent pas.

Face à ce réquisitoire hasardeux, les avocat-es fournissent divers documents : promesse d'embauche pour l'un, attestations d'inscription en fac pour les autres, contrats de location et même attestations d’hébergement en France en attendant l'audience. Ce qui constitue des garanties de représentations suffisantes. Les avocat-es mentionnent ne jamais avoir eu des dossiers aussi complets pour une comparution immédiate.

Avant la délibération, une sorte de sérénité était palpable dans la salle. Mais quelques minutes plus tard le délibéré est rendu : mandat de dépôt et détention préventive. A gap pour les copains (le proc aura même l’indécence de signaler au juge que la prison est déjà pleine à craquer) et à Marseille pour la copine. Nous sommes sous le choc.

 Désormais les choses sont claires, tu peux faire de la prison pour avoir participé à une manifestation ayant permis à une trentaine de personnes de traverser la frontière.

Un cap est clairement franchi en matière répressive est c'est insupportable. Encore plus insupportable lorsque l'on entend le proc parler des individus de génération identitaire comme pacifistes. Rappelons qu'ils avaient affrété un bateau l'an passé pour empêcher l'assistance des secouristes en méditerranée, et que là ils s'improvisent police aux frontières avec de gros moyens, qu'ils ont saccagé une partie de la montagne,qu'ils incitent la mise en danger de personnes, et que l'état choisit de ne pas les poursuivre...

Nous constatons sans surprises que police, justice et état veulent prendre ces 3 personnes en exemple et stopper la solidarité. Nous ne sommes pas dupes. Ne répondons pas aux tentatives d'intimidation et de division du pouvoir. Soyons tous délinquants solidaires! Nous appelons à des rassemblements massifs. Plus que jamais nous avons besoin de soutiens physiques!

Face à une décision si politique, la réponse doit être massive, politique et médiatique.
Nos camarades sont en prisons. Pour certain-es, venu-es pour la première fois dans le briançonnais et sans savoir exactement dans quoi ils-elles mettaient les pieds. Ils-elles risquent des mois et des mois de prison encore, suite au jugement. D'autres arrestations, incarcérations, sont à prévoir! Faisons pression sur le gouvernement pour qu'il comprenne qu'on ne laisse rien passer!

 

RDV

jeudi midi au parc de la schappe à Briançon
et vendredi à 18h devant la maison d'arrêt de gap, place grenette.

Nous exigeons la libération immédiate de nos camarades prisonnier-es!

Nous n'oublions pas non plus le passage à tabac dimanche dernier d'un de nos camarade par les flics.

Plus que jamais continuons la lutte collective en acte !


Ni oubli ni pardon

 

 Plus d'info sur : https://valleesenlutte.noblogs.org/

Exceptionnellement, l'assemblée du jeudi 25 janvier 2018 va se dérouler au CHUM de Veynes (squat pour mineurs isolés), afin de tous participer à la grande assemblée anti-autoritaire haut-alpine (et alentours) destinée à se rencontrer, consolider nos liens au-delà des échanges affinitaires existants, porter un discours commun contre les frontières et la militarisation du monde, participer en tant que composante anti-autoritaire haut-alpine au réseau sud-est de coordination des soutiens aux migrants, se positionner comme une force politique claire face aux autres acteurs de l’accueil des migrants dans le département, construire des actions concrètes pour les semaines et mois à venir dans nos vallées…

Infos pratiques:
Jeudi 25 janvier à partir de 18h au CHUM de Veynes (05400), 23 avenue des Martyrs, sur la route de Grenoble, 300m à gauche après le rond-point central du village.
Concert de soutien au CHUM de Veynes (Centre d'Hébergement d'Urgence pour Mineurs isolés)

Samedi 27 Janvier à partir de 19h à la salle des fêtes de Serres (05700) (route de Méreuil, à coté des pompiers)

Au programme:

Haut Mal (Rock Noise)

Les Chevals Hongrois (Rap néfaste à tendance tropicale)

suivi d'un open mic

Apéro, Repas, infokiosk...
Le Collectif CALUCHA vous invite à la première rencontre d’un cycle de réflexion "la violence sociale" autour du texte :

L'IDÉOLOGIE DE LA NON-VIOLENCE EN QUESTION
critique de la non-violence à partir de luttes historiques et d'une analyse de dominations.

RDV MARDI 23 janvier à 20h à la salle DUM’ART à Gap
(14 av cmdt Dumont, à côté du gymnase Lafaille, grand parking, proche lycée nord)

Si vous avez des textes, des questions, des idées de thèmes pour la prochaine discussion, c’est bienvenu.

Ça sera l’occasion de se questionner sur le concept de violence : ce que ça représente pour nous, que regroupe ce mot en terme de pratiques collectives, qui l’emploie, envers qui, dans quel but, etc. Car personne ne se prétend violent...


Quelques citations, pour aider à se poser des questions :

« Si la possibilité de légitime défense non-violente est manquante, il ne doit y avoir aucune hésitation à user de moyens violents » (Gandhi)

« La soumission de l’opprimé relève de l’ordre établi. Qu’il rompe cet ordre en brisant ses chaînes et en frappant le maître, voilà le scandale. Dans la langue des maîtres devenue langue commune, le violent n’est pas celui qui fait violence, mais le vilain qui ose se rebeller. » (Igor Reitzman)

« Se considérer comme « non-violent.e », c’est penser qu’on ne fait rien qui alimente les systèmes d’oppression. C’est voir la violence uniquement dans ce qui est visible, directement conflictuel et spectaculaire. C’est omettre le côté diffus et permanent des rapports d’oppression. Un tel raisonnement est réservé à des personnes à la position sociale privilégiée. »

« Les médias tentent de semer la confusion entre illégalité, radicalité et « violence ». Il n’y a pas de hiérarchie entre un tract, un sabotage, un débat public, le fait de prendre soin les un.es des autres. L’important est de réfléchir en amont à nos motivations et aux moyens et stratégies que nous pouvons articuler pour y parvenir. » (Timult)

« Parce qu’après chaque meurtre par la police, il y a un appel au calme.
On appelle au calme de l’opprimé, alors que c’est à l’oppresseur de se calmer !
Le calme ? Celui que relayent à outrance les médias, le calme face à l’oppression, le silence de la soumission.
"Laissez faire la justice, laissez faire la police des polices"
La police fait résonner un coup de feu mais surtout, ne faites aucun bruit ni écho de révolte !
C’est des dizaines de vies ôtées injustement en France par an mais surtout, restez calme, que la police puisse continuer ainsi !
Obéissance à la loi, dispersez-vous ! »

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