Cela faisait quasiment dix ans qu'on attendait l'ouverture de nouveaux collèges. Du coup, les classes sont déjà surchargés: "30 élèves par classe et c'est un peu moins fort à Tallard" selon notre inspecteur. En tout cas, rien n'a l'air de la choquer.
Et voici le programme: "Les élèves doivent acquérir des fondamentaux. Les collégiens sont évalués sur la maîtrise de la langue française, d'une langue étrangère, des mathématiques, des techniques informatiques, de la culture humaniste, regroupant entre autres la littérature, l'histoire et l'art. Ils doivent également avoir des compétences civiques et d'autonomie. Quand ils quittent le collège, s'ils ne les maîtrisent pas, ils s'orientent vers des centres de formation des apprentis (CFA) ou en lycée professionnel"
L'éducation nationale et particulièrement au collège est une machine à broyer de l'individu: les élèves s'adaptent au système et pas l'inverse et les inspecteurs d'académie maitrisent bien la langue de bois. D'ailleurs, le notre ne doit pas avoir de souvenir de ses années au collège de l'unicité et du sacro-saint socle commun. Coûte que coute, il faut passer les classes jusqu'à la troisième. Après pour les plus "mauvais", ce sont les voies de garages et elles ne sont pas consenties mais subies. On fait par là une véritable violence aux enfants: autant faire rentrer un rond dans un moule carré.
On s'en fout d'avoir des citoyens. Il serait préférable d'être des êtres humains pleins et entiers possédant leur propre sens critique.