Vous trouverez sur notre site le document compilé de la Legal Team présente à Strasbourg pendant le contre sommet de l'OTAN.

Il y a plus de 25 ans, le mouvement des radios libres faisait tomber le monopole d’Etat sur la radiodiffusion et ouvrait la bande FM aux multiples expressions sociales, culturelles, politiques et musicales - aujourd’hui, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel lance la radio numérique terrestre (RNT) dans des conditions qui mettent en péril les actrices et continuatrices de ce mouvement, les radios associatives non commerciales, dites de catégorie A. Le remplacement de la diffusion en FM par celle en numérique est présenté comme une évolution strictement technique, permettant de diffuser davantage de stations et d’associer au son des données supplémentaires (nom de l’émission et des invités, publicités, pochettes d’albums, météo...). Nous y voyons une mise en danger des radios associatives non commerciales, une volonté d’uniformisation du paysage radiophonique et la consécration d’une conception technocratique de l’audiovisuel. La « diversité » numérique s’annonce davantage comme la multiplication de programmes clonés que comme une ouverture aux alternatives, aux minorités et aux expérimentations.

Ce jour, au lendemain de la publication officielle du décret anti-cagoule, plusieurs centaines d’invisibles se sont rassemblés à la fontaine des Innocents, à Paris. Un cortège riche des masques les plus variés, marchant au ryhtme tenu de percussions artisanales s’est ébranlé en direction de la Bastille. Il a rencontré sur son chemin le siège de l’Administration Pénitentière.

L'interdiction de dissimuler volontairement son visage lors d'une manifestation publique a été officialisée, samedi 20 juin, avec la publication d'un décret du premier ministre au Journal officiel. Le texte punit d'une amende maximale de 1500 euros "le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public".


Ce document, aussi connu sous le nom de "décret anti-cagoule", prévoit une amende de 3 000 euros en cas de récidive. Il ajoute que des exceptions sont prévues, notamment pour les "manifestations conformes aux usages locaux ou lorsque la dissimulation du visage est justifiée par un motif légitime". (carnaval et fête du thon de la sardine et de la moule)


La publication du décret intervient alors que la proposition de loi du député UMP Christian Estrosi (enfoiré bien connu des lecteurs les plus assidus de cette piètre mail liste), pour créer notamment un délit de "participation à une bande violente" aggravé en cas de dissimulation du visage, a été adopté le 10 juin par la commission des lois. La proposition de loi doit être examinée par les députés à partir de mardi 23 juin.

 

Source: antirepression.org

Le procès des trois tourangeaux, accusés d’avoir acheté une serpillère et du white-spirit pendant le contre sommet de l’OTAN s’est tenu ce matin, lundi 22 juin à la première heure. De manière expéditive, le procès s’est déroulé comme un scénario prévu à l’avance : un procureur étrangement complaisant et une présidente ultra-moraliste. Après un délibéré qui n’a même pas duré le temps d’ une cigarette, le verdict est tombé : 4 mois avec sursis. C’est que réclamait le procureur après avoir requalifié (à la baisse) l’inculpation.

Les trois inculpés avaient passé auparavant un mois en préventive et deux procès : l’un en comparution immédiate et l’un le 5 mai dernier qui avait abouti à une nullité qui les avaient libérés des geôles strasbourgeoises. La justice française a cherché à sortir la tête haute d’un acharnement qui caractérisait (trop) bien la justice de lampiste qu’elle applique aux inculpés du contre sommet de l’OTAN.

7 personnes sont encore dans la prison strasbourgeoise suite aux manifestations de l’OTAN. Trois seront en fin de peine courant août et devraient être libérés alors. Deux sont encore en instruction. Deux purgent une peine d’un an ferme.

Ce que dit Wikipédia: "Frenchelon est un système supposé d'espionnage des télécommunications opéré par la France. « Frenchelon » est un surnom qui fait référence au programme anglo-saxon connu sous le nom d'Echelon, combiné avec « french », qui signifie « français » en anglais.

Son existence n'a pas été officiellement reconnue par les autorités françaises, bien que de nombreux journalistes français et anglo-saxons, se fondant sur des sources militaires, en aient parlé depuis que les instances européennes se sont intéressées à Echelon, ou encore dans le cadre de la lutte antiterroriste."

Il n'a jamais été reconnu officiellement par les autorités françaises mais plusieurs fuites orchestrées ou non ont permis à des journalistes (le point, le nouvel obs, etc) et des associations comme EchelonWatch d'en dessiner les contours.

Un autre journaliste s'est attelé à en faire la carte (voir le blog Bug Brother de Jean Marc Manach) et répertorié quelques photos.

 

C'est dans l'air...

  1. Refuser l'adhésion de la Turquie : l'Europe doit avoir des frontières.

  2. Défendre la préférence communautaire.

  3. Soutenir* (une)* politique de lutte résolue contre l'immigration clandestine.

Ce n'est pas le front national, ce n'est pas le MPF, ces trois phrases sont un condensé des trois premiers points du tract de l'UMP, émis à l'occasion des élections européennes.

Déjà aussi nombreux que les effectifs de police (150 000 agents en France), la sécurité privée acquiert en reconnaissance de plus en plus. Le dernier projet de Loi LOPSI (loi d'orientation et de programmation de sécurité intérieure) ne va pas le démentir.

Le 28 mai, nous avons appris avec grand intérêt la libération de Julien Coupat après six mois de détention. Cela veut aussi dire qu'il n'est pas encore sorti de la spirale répressive car la justice l'a placé sous contrôle judiciaire (c'est toujours mieux que l' enfermement). Cela signifie un prix à payer: 16000 € pour la caution, une restriction de résidence chez lui ou chez ses parents, une interdiction de sorti de la région Ile de France et un pointage tous les semaines au commissariat. Beau programme et encore il n'est pas coupable !

Le blog du Collectif de soutien aux inculpés de Chambéry

 

Durant la nuit du 30 avril au 1er mai, dans une usine désaffectée de Cognin (près de Chambéry), une explosion provoque le décès d’une jeune femme et blesse grièvement son compagnon. Ce tragique accident entraîne, par un jeu de leviers dont seul l’Etat a le secret, le débarquement de la Sous Direction Anti Terroriste (SDAT) du parquet de Paris dans notre bonne vieille ville de Chambéry.

Celle-ci procède à une série de perquisitions dans plusieurs squats, dont une est menée par 130 flics en tout genre comme même la mafia locale n’en n’a jamais vu, puis décide la mise en détention après 80 et 72 heures de garde à vue de deux dangereux squatteurs pour des motifs surréalistes, que seules les lois scélérates de l’antiterrorisme permettent de justifier.

Nous vous avions faire part d'un premier appel pour exprimer notre point de vue sur le contexte actuel. Il est temps maintenant de s'organiser.

Nous appelons à une intervention de rue contre l'Etat totalitaire et la répression le mardi 9 juin à 18H, départ du palais de justice. Nous avons pensé à quelque chose de créatif pour les motivé-e-s avec des déguisements, de la mise en scène, etc (vos idées sont les bienvenues).

Cet appel est à destination des individu-e-s concerné-e-s et conscient-e-s de la situation et non des organisations. Vous pouvez donc choisir de le relayer ou pas.

Veuillez trouver le fly pour le rassemblement.

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